PME : Le Pen n’est pas une option

Je suis dirigeant de PME et je le dis clairement : Le Pen n’est pas une option. Nos valeurs et nos intérêts nos approches sont aux antipodes. Le Pen, c’est l’Armageddon pour les TPE-PME. C’est l’assurance d’une casse de l’activité, d’une dégradation de l’outil de travail, de relations plus difficiles au sein des entreprises et d’une destruction du patrimoine des patrons des petites entreprises. C’est également une dégradation des intérêts des salariés. Cela ruinerait tout ce que nous construisons laborieusement et patiemment tout au long de notre vie. Aucun artisan, aucun dirigeant de start-up, TPE, de PME ou d’ETI n’y a intérêt.

La députée européenne candidate à la présidence de la République croit nous allécher avec de grands discours sur nos « pauvres situations », nous les petites entreprises. Oui, c’est difficile pour nombre d’entre nous. Mais quel est son remède ? La remise en cause profonde de tout ce en quoi, dirigeants de TPE-PME, nous croyons, et l’assurance d’une apocalypse pour les petites entreprises.

A cause de la sortie de l’euro, bien sûr, mais pas seulement. En focalisant le débat sur ce sujet, on offre une fuite trop facile à Madame Le Pen qui se réfugie sur le terrain accidenté de l’idéologie. Il faut regarder l’ensemble de ses propositions, aussi floues soient-elles.

Soyons concrets. Pour un boulanger, un garagiste ou n’importe quel patron de PME, voter Le Pen, c’est se faire harakiri : taxation renforcée du capital comme du travail, retour en arrière sur les retraites et donc augmentation des charges, 35 heures inflexibles pour les salariés – mais pas pour les patrons… –, augmentation du coût des matières premières (farine, métaux, composants électroniques, boulons, circuits imprimés) et de l’énergie (notamment du litre d’essence), fermeture de certains marchés étrangers et hausse des taxes sur d’autres, hausse des taux de financement et réduction du crédit aux entreprises, dévaluation qui détruit la valeur de l’épargne et le prix de vente d’un fonds de commerce, complexification réglementaire…

A cela il faut ajouter les effets d’une chute de la consommation et de l’investissement. On peut être contre l’euro, mais ce serait être bien naïf de négliger le prix à payer de son abandon pour les consommateurs et les entreprises. Les investisseurs et clients étrangers seraient rejetés. La hausse des prix de nos produits les rendrait trop chers pour les Français et les grandes entreprises nationales qui délocaliseraient jusqu’à leur siège social et dont la croissance serait aussi freinée par les mesures de Marine Le Pen qui les considère comme des ennemies. Un jeu perdant-perdant en somme : un carnet de commande qui se réduit, c’est une entreprise qui ne vaut plus rien et qui ne génère plus de revenu.

Patron de PME, ni pour moi, ni pour mes salariés, je ne veux en être la victime. Dirigeants de TPE-PME, nous surmontons au quotidien des difficultés énormes pour verser un salaire à nos salariés, pour tirer de quoi vivre de notre travail et pour que nos entreprises se développent et prennent de la valeur, souvent pour nos enfants. L’extrême droite voudrait réduire nos efforts à néant ? Faisons valoir notre droit à râler si cela nous chante ! Mais gardons-nous d’être suicidaires au nom d’un coup de colère ou d’une humeur que nous pourrions regretter très longtemps.

Marine Le Pen, c’est la haine de tout et la compréhension de rien. Ses propositions sont floues, elles ne mèneront nulle part pour les TPE-PME à un moment où celles-ci ont besoin d’un vrai climat de confiance pour continuer à avancer en pleine révolution technologique.

Je voterai donc pour Emmanuel Macron, car l’abstention n’est pas concevable face à tel risque.

Thibault Lanxade.

Entrepreneur. Vice-président du MEDEF en charge des TPE PME.

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